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Réglementaire17 avril 202617 min de lecture

Logiciel facturation praticien libéral : comparatif

Logiciel facturation praticien libéral : comparatif sous l'angle conformité (mentions, numérotation, archivage, export) et prix constatés.

Un bon logiciel de facturation pour praticien libéral doit produire des notes d'honoraires conformes (identité du praticien, informations sur l'acte, mention de TVA adaptée aux soins), les numéroter dans une séquence continue et intangible, les archiver de façon lisible pendant la durée légale et les exporter proprement vers votre comptabilité ou votre expert-comptable. Le vrai critère de choix ne se limite pas au prix : un outil bon marché qui laisse modifier une facture déjà émise ou qui n'exporte rien vous coûtera plus cher en risque et en temps qu'un abonnement un peu plus élevé mais rigoureux. La règle prudente consiste donc à croiser deux axes, le coût et la conformité, puis à vérifier les obligations exactes de votre situation auprès de l'URSSAF et de votre ordre professionnel. Cet article détaille les mentions attendues, la numérotation, l'archivage et l'export comptable, propose un tableau comparatif croisant prix et conformité, donne des ordres de prix constatés et répond aux questions les plus fréquentes.

Ce que recouvre la facturation d'un praticien libéral de santé

Avant de comparer des outils, il faut poser le cadre, car la facturation d'un professionnel de santé libéral n'obéit pas tout à fait aux mêmes règles que celle d'un commerçant ou d'un consultant.

La note d'honoraires n'est pas une facture commerciale ordinaire

Un podologue, un psychologue ou un ostéopathe qui exerce en libéral n'émet pas des factures de vente de marchandises : il délivre des notes d'honoraires, c'est-à-dire des justificatifs de prestations de soins ou d'accompagnement. Le vocabulaire diffère, mais l'exigence de fond est la même : le document doit permettre d'identifier sans ambiguïté qui a facturé, quoi, à qui, quand et pour quel montant. C'est ce justificatif que réclamera le patient pour sa mutuelle, que vérifiera l'administration en cas de contrôle et que reprendra votre comptabilité pour alimenter le livre des recettes.

Pourquoi la santé impose des contraintes propres

Plusieurs particularités pèsent sur le choix d'un logiciel de facture pour praticien santé :

  • Des données sensibles. Dès qu'un nom de patient est relié à un acte de soin, vous manipulez des données personnelles et souvent des données de santé. La facturation touche donc directement à la confidentialité et à la sécurité.
  • Des règlements variés et fractionnés. Espèces, chèque, virement, carte, part complémentaire réglée plus tard : le rapprochement entre l'encaissement et la note d'honoraires est une source fréquente d'erreurs.
  • Un temps administratif contraint. Entre deux patients, vous n'avez pas dix minutes pour ressaisir une facture. L'outil doit faire gagner du temps, pas en consommer.
  • Des obligations qui varient selon la profession et le statut. Le régime fiscal (micro-BNC ou déclaration contrôlée), le conventionnement éventuel et les règles propres à votre ordre modifient certaines mentions et pratiques.

Cette dernière particularité est décisive. Il n'existe pas une seule liste universelle de mentions valable pour toutes les professions et toutes les situations. C'est précisément pour cela que le bon réflexe, à côté de tout comparatif, est de vérifier les obligations exactes de votre cas auprès de sources officielles.

Les mentions attendues sur une note d'honoraires

C'est le premier axe de conformité, et le plus visible. Un logiciel de note d'honoraires sérieux doit vous permettre de produire un document complet sans que vous ayez à retenir chaque ligne par coeur.

Vos informations professionnelles

La note d'honoraires identifie d'abord l'émetteur. On y attend en général :

  • Vos nom, prénom et titre professionnel (podologue, psychologue, ostéopathe, etc.).
  • L'adresse du cabinet ou du lieu d'exercice.
  • Votre numéro d'identification professionnel lorsque votre profession en dispose (par exemple un numéro d'inscription à l'ordre ou un identifiant national selon les cas).
  • Le cas échéant, votre numéro d'identification d'entreprise et votre forme d'exercice.

Ces informations doivent être exactes et stables d'une facture à l'autre. Un bon outil les enregistre une fois dans votre profil et les reporte automatiquement, ce qui évite les oublis et les fautes de recopie.

Les informations sur le patient et sur l'acte

Le document doit ensuite décrire la prestation :

  • L'identité du patient (ou du destinataire de la facture, par exemple un représentant légal).
  • La date de réalisation de l'acte.
  • La nature de la prestation, décrite de façon compréhensible.
  • Le montant réclamé, et le détail lorsque plusieurs actes figurent sur la même note.
  • Le mode et la date de règlement, utiles pour le suivi et pour la comptabilité de trésorerie.

Un exemple concret : un ostéopathe qui facture une consultation de suivi indiquera la date de séance, l'intitulé de la prestation et le montant (par exemple un tarif indicatif de 60 euros), avec la mention du règlement par carte le jour même. Rien de sorcier, mais la régularité et l'exhaustivité comptent.

La question de la TVA dans les professions de santé

La plupart des actes de soins réalisés par les professions de santé réglementées sont exonérés de TVA. Concrètement, une note d'honoraires porte souvent une mention indiquant que la TVA n'est pas applicable. Attention toutefois : certaines activités annexes (formation, expertise, produits vendus, prestations non thérapeutiques) peuvent relever d'un traitement différent. Le logiciel doit donc permettre d'afficher la mention adaptée, mais le choix de cette mention pour votre activité précise se valide avec votre expert-comptable, pas au jugé.

Le cas du tiers payant et des règlements partiels

Selon votre profession et votre conventionnement, une partie du montant peut être prise en charge par un tiers (assurance maladie, complémentaire) et une autre réglée par le patient. Votre outil doit pouvoir distinguer la part réglée immédiatement de la part restant due, sans quoi votre suivi des recettes devient vite illisible. C'est aussi ce qui conditionne des relances propres quand une part complémentaire tarde à être versée.

Numérotation, séquence et intangibilité

Deuxième axe de conformité, souvent invisible dans les démonstrations commerciales, et pourtant central : la façon dont les factures sont numérotées et protégées.

Pourquoi une numérotation continue et unique

Les factures et notes d'honoraires doivent en principe suivre une numérotation continue, chronologique et sans trou. Cette exigence a une raison simple : elle garantit qu'aucune recette n'a été effacée discrètement. Une séquence qui saute du numéro 118 au 120 attire immédiatement l'attention lors d'un contrôle. Tenir cette séquence à la main est fastidieux et fragile ; un logiciel la gère automatiquement, ce qui est l'un de ses apports les plus concrets.

Ce qu'un bon logiciel doit empêcher (ou tracer)

L'intangibilité, c'est le fait qu'une écriture validée ne puisse plus être modifiée en douce. Un outil rigoureux :

  • Attribue le numéro au moment de la validation, et non de façon modifiable a posteriori.
  • Interdit la suppression pure et simple d'une facture émise, ou en conserve la trace.
  • Enregistre l'historique des modifications lorsqu'une correction est nécessaire.

À l'inverse, un tableur ou un outil trop permissif où l'on peut réécrire n'importe quelle ligne, changer un numéro ou supprimer une facture sans laisser de trace expose à un vrai risque. Le prix affiché a beau être nul, la conformité, elle, n'est pas assurée.

Corriger sans tricher : l'avoir plutôt que la gomme

Que faire en cas d'erreur sur une note déjà émise ? On ne l'efface pas : on émet une facture rectificative ou un avoir qui annule ou corrige la précédente, en conservant les deux au dossier. Un bon logiciel gère nativement cette mécanique. C'est un point à tester pendant la période d'essai, car beaucoup d'outils légers ne proposent tout simplement pas d'avoir propre.

Archivage et conservation des factures

Troisième axe : une fois émises, les notes d'honoraires doivent être conservées, et conservées correctement.

Combien de temps conserver ses notes d'honoraires

Les documents comptables et les pièces justificatives doivent être conservés pendant une durée légale qui se compte en années. Plutôt que de retenir un chiffre exact qui peut évoluer et varier selon la nature de la pièce, retenez le principe : vous devez pouvoir retrouver et présenter une note d'honoraires plusieurs années après son émission, et vérifier la durée applicable à votre cas auprès de l'URSSAF, de l'administration fiscale ou de votre expert-comptable. Un logiciel qui conserve l'historique complet vous simplifie grandement cette obligation.

Facture électronique : la lisibilité dans le temps

Une facture électronique doit rester lisible et fidèle pendant toute la durée de conservation. Cela veut dire deux choses concrètes. D'une part, le format doit rester ouvrable dans plusieurs années (un PDF standard, par exemple, plutôt qu'un format propriétaire fermé). D'autre part, vous devez conserver la garantie que le document n'a pas été altéré. C'est un sujet que l'environnement réglementaire fait évoluer, notamment autour de la généralisation progressive de la facturation électronique : renseignez-vous sur le calendrier et les modalités qui concernent votre activité auprès des sources officielles, car c'est un domaine en mouvement.

Sauvegarde et sécurité des données

Archiver ne suffit pas : encore faut-il ne pas tout perdre. Un cabinet dont les factures ne vivent que sur un seul ordinateur, sans sauvegarde, joue avec le feu (panne, vol, rançongiciel). Vérifiez donc où sont hébergées vos données, comment elles sont sauvegardées et chiffrées, et qui y a accès. Ces questions rejoignent directement la protection des données de santé : pour approfondir, consultez nos guides sur la sauvegarde des données du cabinet et sur la cybersécurité au cabinet libéral. Les recommandations de la CNIL et de l'Agence du numérique en santé (ANS) constituent ici vos références, au-delà des seules promesses commerciales des éditeurs.

L'export comptable : le critère qui sépare un gadget d'un vrai outil

Quatrième axe de conformité, et souvent le plus négligé : ce que votre logiciel sait ressortir de vos factures.

Ce que votre expert-comptable ou votre AGA attend

Émettre de belles notes d'honoraires ne sert à rien si personne ne peut réutiliser les chiffres. Votre logiciel doit exporter :

  • Un récapitulatif des recettes encaissées, avec dates, montants et modes de règlement.
  • Un format exploitable par votre comptabilité : export comptable standard, fichier tableur propre, ou intégration directe.
  • De quoi alimenter votre livre des recettes sans ressaisie, puisque la facturation en santé libérale sert de base à la comptabilité de trésorerie.

Un export bien conçu réduit vos honoraires comptables (moins de temps facturé) et fiabilise votre déclaration. À l'inverse, un fichier illisible ou verrouillé annule une bonne partie de l'intérêt de l'outil.

Réversibilité : pouvoir partir avec ses données

Que se passe-t-il si vous changez de logiciel dans trois ans ? Vous devez pouvoir récupérer l'intégralité de vos factures et de votre historique dans un format ouvert. La réversibilité est un critère décisif et pourtant rarement vérifié : elle vous protège de la dépendance à un fournisseur et sécurise vos obligations d'archivage même après un changement d'outil. Demandez explicitement, avant de vous engager, comment récupérer toutes vos données le jour où vous partez.

Comparatif : croiser le prix et la conformité

C'est le coeur de ce guide. Comparer des logiciels de facturation cabinet uniquement sur le prix conduit à de mauvaises décisions, car les écarts de tarif cachent souvent des écarts de conformité. Voici une grille qui croise les deux axes.

Le tableau comparatif prix / conformité

Le tableau ci-dessous compare les grandes familles de solutions, pas des marques précises, car chaque éditeur évolue. Pour chaque famille, il indique un ordre de prix constaté et le niveau de couverture des quatre piliers de conformité.

Type de solution Prix constaté (à vérifier) Mentions & TVA Numérotation intangible Archivage & sécurité Export comptable Pour qui
Tableur maison (gratuit) 0 euro À votre charge Non garantie Fragile, sans sauvegarde native Manuel Tout début d'activité, faible volume
Modèle de facture bureautique 0 à quelques euros Partiel Non garantie Fragile Manuel Dépannage ponctuel
Logiciel de facturation généraliste Quelques euros à quelques dizaines par mois Bon (mais pensé commerce) Oui Variable Oui Libéraux non santé, activités mixtes
Logiciel de comptabilité BNC Quelques dizaines d'euros par mois Bon Oui Bon Excellent Praticiens en déclaration contrôlée
Logiciel métier de gestion de cabinet Quelques dizaines d'euros par mois Bon et adapté santé Oui Bon Oui, relié à l'agenda Praticiens de santé cherchant à éviter la double saisie

Les prix sont des ordres de grandeur constatés, à vérifier sur le site officiel de chaque éditeur, car les grilles changent régulièrement. Ce tableau ne dit pas quel outil est "le meilleur" : il montre que le gratuit couvre mal la conformité, et qu'au-delà d'un certain niveau de prix, les solutions se différencient surtout par leur adéquation à votre pratique.

Ce que révèle le croisement des deux axes

Trois enseignements ressortent de cette grille :

  • Le gratuit a un coût caché. Un tableau bureautique ne coûte rien à l'achat, mais il ne garantit ni la numérotation intangible, ni l'archivage sécurisé, ni l'export propre. Le risque et le temps perdu sont le vrai prix.
  • Le plus cher n'est pas toujours le plus adapté. Un logiciel comptable très complet peut être surdimensionné et déconnecté de votre agenda. Payer plus ne rime pas mécaniquement avec mieux pour votre cas.
  • L'adéquation santé fait la différence à prix comparable. À tarif équivalent, un outil qui relie l'agenda, le dossier patient et la facturation vous évite la double saisie et les erreurs de rapprochement, là où un outil généraliste vous laisse tout recoller à la main.

C'est dans cette dernière catégorie que se situe Komper, qui relie l'agenda et les rappels de rendez-vous, le dossier patient, la facturation et les relances d'impayés, pour que la note d'honoraires découle directement du rendez-vous honoré, sans ressaisie. L'objectif reste de vous faire gagner du temps administratif, pas de remplacer votre expert-comptable.

Panorama des prix constatés d'un logiciel de facturation

Puisque le prix reste un critère légitime, voici des repères honnêtes, en gardant à l'esprit qu'ils doivent toujours être vérifiés à la source.

Les solutions gratuites

Modèles de note d'honoraires, tableurs, petits outils en ligne : le coût d'entrée est nul. Ils peuvent dépanner en tout début d'activité, à très faible volume, à condition que vous teniez vous-même la rigueur (numérotation, chronologie, sauvegarde). Dès que le volume monte ou que vous passez en déclaration contrôlée, ils montrent vite leurs limites, notamment sur l'intangibilité et l'archivage.

Les logiciels payants par abonnement

La grande majorité des logiciels de facturation sérieux fonctionnent par abonnement mensuel. L'ordre de grandeur constaté va de quelques euros à quelques dizaines d'euros par mois selon les fonctions, le nombre d'utilisateurs et les modules. Méfiez-vous du tarif d'appel : certaines fonctions indispensables (relances, export avancé, utilisateurs supplémentaires, rapprochement bancaire) sont parfois facturées en option. Le bon calcul intègre le coût total, pas seulement le prix affiché en page d'accueil.

Les plateformes de prise de rendez-vous avec module de facturation

Certaines plateformes bien connues du grand public proposent un volet facturation en complément de la prise de rendez-vous. Elles peuvent convenir, mais vérifiez précisément le périmètre du module de facturation, sa gestion de la numérotation et de l'export, et sa tarification. Comme toujours, les tarifs sont à vérifier sur le site officiel de l'éditeur, et le fait d'être populaire ne dispense pas de contrôler la conformité des documents produits.

Un repère de coût raisonnable

Plutôt qu'un chiffre précis trompeur, retenez ceci : pour un outil fiable qui couvre les quatre piliers, comptez un abonnement de l'ordre de quelques dizaines d'euros par mois. Rapporté au temps gagné (souvent plusieurs heures par mois de saisie, de relances et de classement) et aux erreurs évitées, l'investissement est généralement rentable. Le mauvais calcul consiste à économiser vingt euros par mois sur un outil qui vous expose à un redressement ou vous fait perdre des recettes faute de relances.

Comment choisir concrètement : la méthode en cinq étapes

Un comparatif ne remplace pas une décision adaptée à votre situation. Voici une démarche simple et prudente.

Étape 1 : vérifier vos obligations exactes à la source

Avant tout achat, listez les obligations propres à votre profession et à votre statut. Les mentions attendues, les règles de TVA, la durée de conservation et les modalités de facturation électronique peuvent varier. Les bonnes sources sont l'URSSAF, l'administration fiscale, votre ordre professionnel et, pour la protection des données, la CNIL et l'ANS. Cette vérification prime sur tout ce qu'affirme une fiche produit, y compris cet article, qui reste général par nature.

Étape 2 : cadrer avec votre expert-comptable

Votre professionnel du chiffre sait quels exports il attend et quelles mentions posent problème dans votre cas. Montrez-lui un exemple de facture et un export de l'outil pressenti avant de vous engager. Ce simple échange évite bien des reprises en fin d'exercice.

Étape 3 : tester la conformité pendant la période d'essai

Ne vous fiez pas à la démonstration commerciale : émettez vous-même une note d'honoraires de test, corrigez-la par un avoir, vérifiez la numérotation, exportez les données et ouvrez le fichier. Vous verrez immédiatement si l'outil couvre réellement les quatre piliers.

Étape 4 : intégrer la facturation au reste de votre gestion

Pour un praticien de santé, l'idéal est souvent de ne pas isoler la facturation du reste. Relier l'agenda, le dossier patient, la facturation et les relances élimine la double saisie et les erreurs de rapprochement. C'est la logique d'un logiciel métier comme Komper, où le rendez-vous honoré alimente directement la facturation et le suivi des impayés, et où un assistant IA peut par ailleurs aider à rédiger les comptes rendus. Cette continuité vaut souvent plus, au quotidien, que quelques euros d'écart d'abonnement.

Étape 5 : vérifier la réversibilité avant de signer

Demandez comment récupérer toutes vos données le jour où vous partez. Un éditeur qui répond clairement (export complet, format ouvert) vous rassure ; un éditeur évasif doit vous alerter. La réversibilité protège à la fois votre liberté et vos obligations d'archivage.

Check-list de sélection

Critère Question à poser Priorité
Mentions Toutes les mentions attendues sont-elles présentes et paramétrables ? Indispensable
TVA santé La mention d'exonération adaptée est-elle prévue ? Indispensable
Numérotation La séquence est-elle continue et non modifiable ? Indispensable
Avoir Peut-on corriger par un avoir propre ? Forte
Archivage Les factures sont-elles conservées et lisibles dans la durée ? Indispensable
Sécurité Hébergement, chiffrement et sauvegarde sont-ils documentés ? Indispensable
Export L'export est-il exploitable par mon expert-comptable ? Indispensable
Réversibilité Puis-je tout récupérer en partant ? Forte
Adéquation santé L'outil relie-t-il agenda, patient et facturation ? Forte
Coût total Les options indispensables sont-elles incluses ? Forte

Cas concrets par profil de praticien

Pour rendre la démarche tangible, voici trois situations types. Les montants sont indicatifs et servent seulement à illustrer.

La psychologue en début d'activité

Micro-BNC, faible volume, patientèle en construction, peu de charges. L'essentiel est d'émettre des notes d'honoraires propres et numérotées, et de garder une trace fiable. Un outil simple, voire un module léger relié à son agenda, suffit dans un premier temps. Le vrai enjeu est de prendre de bonnes habitudes dès le départ (numérotation continue, sauvegarde, mention de TVA adaptée), pour ne pas avoir à tout reconstruire au passage en déclaration contrôlée. Sur ce point, la question du consentement et de la bonne gestion des données patient se pose dès la première facture : notre article sur le consentement du patient au traitement de ses données éclaire ce cadre.

Le podologue en déclaration contrôlée

Activité établie, cabinet avec loyer, part complémentaire parfois réglée en différé, remplaçant occasionnel. Ici, la conformité complète compte : numérotation stricte, gestion des règlements partiels, export détaillé vers l'expert-comptable. Un exemple concret : un acte facturé 30 euros dont une part est prise en charge par un tiers doit apparaître clairement, avec le suivi de la part restant due. Le suivi des impayés devient un enjeu de recettes réelles, pas un détail.

L'ostéopathe à fort volume

Plusieurs milliers de consultations par an, paiements variés, agenda dense. Le point critique est l'automatisation : sans lien entre l'agenda, l'encaissement et la facturation, la saisie manuelle devient un gouffre de temps et une source d'erreurs. Un outil qui transforme le rendez-vous honoré en note d'honoraires numérotée, gère les modes de paiement, relance les impayés et exporte tout proprement fait une différence majeure. C'est exactement le profil où relier gestion de cabinet et facturation évite plusieurs heures de ressaisie chaque mois.

Les erreurs fréquentes à éviter

Quelques pièges reviennent souvent chez les praticiens qui choisissent seuls leur outil de facturation :

  • Choisir sur le seul prix. Le gratuit qui ne garantit ni numérotation intangible ni archivage revient plus cher en risque et en temps.
  • Négliger la numérotation. Une séquence qui saute ou que l'on peut réécrire fragilise toute la comptabilité.
  • Effacer au lieu de corriger. Supprimer une facture erronée au lieu d'émettre un avoir laisse un trou suspect.
  • Oublier l'archivage et la sauvegarde. Des factures qui ne vivent que sur un seul poste, sans copie, sont une perte annoncée.
  • Ne pas tester l'export. Découvrir trop tard que l'expert-comptable ne peut rien faire du fichier fourni.
  • Se fier à un article plutôt qu'aux sources officielles. Les obligations exactes se vérifient auprès de l'URSSAF et de votre ordre, pas seulement dans un comparatif.

Éviter ces pièges ne demande pas d'être expert-comptable : il suffit de garder en tête les quatre piliers (mentions, numérotation, archivage, export) et de croiser systématiquement le prix avec la conformité.

FAQ

Quelles mentions doivent figurer sur une note d'honoraires ?

Une note d'honoraires doit en principe identifier le praticien (nom, titre, adresse, numéro d'identification professionnel selon la profession), le patient, la date et la nature de l'acte, le montant et le mode de règlement, ainsi qu'une mention de TVA adaptée (les soins des professions de santé réglementées sont le plus souvent exonérés). Les mentions exactes dépendent de votre profession et de votre statut : vérifiez-les auprès de l'URSSAF et de votre ordre professionnel.

Un logiciel de facturation gratuit est-il suffisant pour un praticien libéral ?

Il peut dépanner en tout début d'activité et à faible volume, mais il couvre mal la conformité : la numérotation intangible, l'archivage sécurisé et l'export comptable ne sont généralement pas garantis. Dès que le volume augmente ou que vous passez en déclaration contrôlée, un outil dédié fiabilise votre facturation et vous fait gagner du temps. Le gratuit a souvent un coût caché en risque et en temps.

Quel est le prix d'un logiciel de facturation pour cabinet ?

Les tarifs constatés vont de quelques euros à quelques dizaines d'euros par mois selon les fonctions, le nombre d'utilisateurs et les options, à vérifier sur le site officiel de chaque éditeur car ils évoluent. Attention au tarif d'appel : certaines fonctions indispensables (relances, export avancé) peuvent être facturées en supplément. Raisonnez en coût total et rapportez-le au temps gagné.

Combien de temps faut-il conserver ses factures et notes d'honoraires ?

Les pièces comptables et justificatifs se conservent plusieurs années, la durée exacte dépendant de la nature du document et pouvant évoluer. Le principe à retenir : vous devez pouvoir retrouver et présenter une note d'honoraires longtemps après son émission, dans un format lisible. Vérifiez la durée applicable à votre cas auprès de l'URSSAF, de l'administration fiscale ou de votre expert-comptable.

Peut-on modifier ou supprimer une facture déjà émise ?

Non, pas librement. Une facture émise ne doit pas être effacée ni réécrite en douce : en cas d'erreur, on émet une facture rectificative ou un avoir qui corrige la précédente, les deux étant conservés. Un bon logiciel gère nativement cette mécanique et trace les modifications, ce qui garantit l'intangibilité attendue.

Doctolib ou un logiciel métier : que choisir pour facturer ?

Les deux peuvent convenir, tout dépend de votre besoin. Une plateforme de prise de rendez-vous grand public peut proposer un module de facturation, mais vérifiez précisément son périmètre (numérotation, export, tarif, à contrôler sur le site officiel). Un logiciel métier de gestion de cabinet relie davantage l'agenda, le dossier patient et la facturation, ce qui évite la double saisie. Comparez sur la conformité et l'adéquation à votre pratique, pas seulement sur la notoriété.

Conclusion

Choisir un logiciel de facturation pour praticien libéral, c'est d'abord vérifier qu'il couvre les quatre piliers de conformité : des notes d'honoraires complètes, une numérotation continue et intangible, un archivage lisible et sécurisé, et un export comptable exploitable. Le prix reste un critère légitime, mais il ne se lit jamais seul : un outil bon marché qui laisse trafiquer une facture ou n'exporte rien coûte plus cher, au final, qu'un abonnement rigoureux. Croisez donc systématiquement le coût et la conformité, testez l'outil pendant sa période d'essai, et surtout vérifiez les obligations exactes de votre situation auprès de l'URSSAF, de votre ordre professionnel et, pour les données, de la CNIL et de l'ANS.

Pour un praticien de santé, l'idéal est souvent de ne pas isoler la facturation du reste de la gestion. C'est ce que propose Komper : agenda et rappels de rendez-vous automatiques, dossier patient, facturation et relances d'impayés reliées au rendez-vous, demandes d'avis Google et assistant IA pour les comptes rendus, avec des données que votre expert-comptable pourra exploiter. Pour voir comment cette continuité s'adapte à votre organisation, découvrez Komper et testez l'approche sur votre propre pratique.

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