Logiciel gestion cabinet podologie : que choisir en 2025 ?
Agenda, facturation, relances, suivi des semelles : ce qu'un logiciel de gestion de cabinet de podologie doit couvrir et comment bien le choisir.
Un logiciel de gestion de cabinet de podologie doit couvrir cinq fonctions au quotidien : l'agenda avec prise de rendez-vous et rappels automatiques, le dossier patient avec le suivi des semelles orthopédiques, la facturation et l'encaissement, les relances d'impayés et de renouvellement, et les statistiques d'activité. Le bon choix dépend moins d'une longue liste de fonctionnalités que de la capacité de l'outil à automatiser les tâches administratives qui reviennent chaque jour : confirmer les rendez-vous, éditer les notes d'honoraires, relancer les patients, suivre les appareillages en cours. Pour un pédicure-podologue libéral, un outil bien choisi représente plusieurs heures de travail administratif économisées chaque semaine, pour un budget mensuel généralement compris entre 30 et 130 euros selon les solutions.
Ce guide passe en revue, poste par poste, tout ce qu'un logiciel de gestion doit prendre en charge dans un cabinet de podologie. Plutôt que de comparer des fiches produits, nous partons d'une journée type de praticien et nous montrons, à chaque étape, où le logiciel peut faire le travail à votre place, avec des exemples concrets de temps passé et d'ordres de grandeur tarifaires. Vous repartirez avec une grille de critères et une check-list pour évaluer n'importe quelle solution du marché.
Une journée type au cabinet : où part votre temps administratif ?
Avant de parler d'outils, posons le problème. Voici une journée assez représentative d'un pédicure-podologue libéral en cabinet individuel, avec les tâches administratives qui s'y glissent.
- 8 h 15 : ouverture du cabinet, vérification de l'agenda, un patient a laissé un message pour déplacer son rendez-vous de 10 h 30.
- 8 h 30 à 12 h 30 : consultations de pédicurie et bilans podologiques, avec entre chaque patient l'encaissement, l'édition de la note d'honoraires, parfois la télétransmission.
- 12 h 30 à 13 h 30 : pause souvent amputée par les rappels téléphoniques, la commande de matériel, la réponse aux demandes de rendez-vous reçues par SMS ou messagerie.
- 13 h 30 à 19 h : nouvelles consultations, dont deux livraisons de semelles orthopédiques à contrôler et un bilan à rédiger pour un médecin prescripteur.
- 19 h à 19 h 45 : pointage de la caisse, rattrapage des dossiers patients, préparation des rendez-vous du lendemain, et de temps en temps une relance de facture impayée à envoyer.
Sur une journée de ce type, la part purement administrative se compte en dizaines de micro-tâches : confirmer, encaisser, facturer, noter, relancer, classer. Prises isolément, elles semblent anodines. Cumulées, elles représentent couramment une à deux heures par jour, soit plusieurs heures par semaine qui ne sont ni soignées ni facturées.
Un logiciel de gestion de cabinet de podologie bien configuré ne supprime pas ces tâches : il les exécute pour vous ou les réduit à une validation en un clic. Voyons comment, poste par poste.
L'agenda et la prise de rendez-vous : le socle de la gestion du cabinet
L'agenda est la colonne vertébrale de la gestion d'un cabinet de podologue. C'est par lui que tout commence, et c'est souvent lui qui fait perdre le plus de temps quand il est mal outillé.
La prise de rendez-vous en ligne
Une part importante des patients souhaite aujourd'hui prendre rendez-vous en dehors des horaires d'ouverture du cabinet, le soir ou le week-end. Sans réservation en ligne, ces demandes se transforment en messages vocaux à rappeler, donc en temps perdu et en rendez-vous différés, parfois perdus au profit d'un confrère.
Un bon module de prise de rendez-vous en ligne pour podologue doit permettre :
- de définir des motifs de consultation avec des durées différentes : soin de pédicurie (30 à 45 minutes), bilan podologique (45 à 60 minutes), contrôle ou livraison de semelles (15 à 30 minutes) ;
- de restreindre certains motifs à certains créneaux, par exemple réserver les bilans aux matinées ;
- de bloquer des plages pour la fabrication des semelles, les visites à domicile ou les interventions en établissement ;
- de gérer les patients récurrents, typiquement les soins de pédicurie toutes les 6 à 8 semaines.
Nous détaillons ces critères dans notre guide dédié à l'agenda en ligne pour podologue.
Les rappels automatiques contre les rendez-vous non honorés
Les rendez-vous non honorés, les fameux "lapins", sont l'un des premiers postes de perte de chiffre d'affaires en libéral. Un créneau de bilan podologique perdu, c'est un manque à gagner direct de 40 à 60 euros selon vos tarifs, sans compter le temps bloqué.
Le rappel automatique par SMS ou par e-mail, envoyé 24 à 48 heures avant la consultation, réduit fortement ce phénomène. Les critères à vérifier :
- l'envoi automatique sans action de votre part, dès la prise du rendez-vous puis à l'approche de l'échéance ;
- la possibilité pour le patient de confirmer ou de demander un report directement depuis le message ;
- le coût des SMS : inclus dans l'abonnement chez certains éditeurs, facturés à l'unité chez d'autres (souvent 5 à 10 centimes par SMS, à vérifier au moment de comparer).
C'est typiquement le genre d'automatisation qui change le quotidien sans effort : une fois paramétrée, elle tourne seule. Komper, par exemple, intègre l'agenda et les rappels de rendez-vous automatiques dans son socle de base, sans surcoût par message.
La gestion des listes d'attente et des annulations
Dernier point souvent négligé : que se passe-t-il quand un patient annule la veille ? Sans outil, le créneau reste vide. Avec une liste d'attente intégrée, le logiciel propose automatiquement le créneau libéré aux patients en attente. Sur un cabinet qui affiche complet à deux ou trois semaines, cette seule fonction récupère plusieurs consultations par mois.
Le dossier patient : la mémoire clinique et administrative du cabinet
Le dossier patient d'un logiciel cabinet pédicure-podologue doit aller au-delà de la simple fiche de coordonnées. En podologie, il porte trois dimensions.
Les données administratives et le parcours du patient
Au minimum : identité, coordonnées, médecin traitant et prescripteurs, mutuelle, historique complet des rendez-vous et des règlements. L'historique doit être consultable en quelques secondes pendant la consultation, pas après trois écrans de navigation.
Le dossier clinique podologique
C'est ici que les logiciels généralistes montrent leurs limites. Un pédicure-podologue a besoin de consigner :
- les bilans podologiques : examen clinique, analyse de la marche et de la posture, mesures ;
- les antécédents pertinents : diabète et grade podologique, artériopathie, troubles statiques ;
- les soins réalisés et les recommandations données ;
- les documents associés : prescriptions, comptes rendus adressés aux médecins, photographies.
Des modèles de comptes rendus préremplis font gagner un temps considérable : rédiger un bilan complet prend facilement 10 à 15 minutes à la main, contre 3 à 5 minutes avec une trame structurée. Certains outils récents vont plus loin avec un assistant de rédaction : chez Komper, un assistant IA rédige un projet de compte rendu à partir de vos notes ou d'une dictée vocale, que vous relisez et validez avant de l'enregistrer. Le praticien reste seul responsable du contenu, l'outil se limite à la mise en forme documentaire.
Le suivi des semelles orthopédiques : le vrai différenciateur en podologie
C'est le point qui distingue un vrai outil de gestion de cabinet de podologie d'un agenda médical générique. Une paire de semelles orthopédiques suit un cycle complet :
- bilan podologique et prise d'empreintes ;
- conception et fabrication (au cabinet ou chez un sous-traitant), généralement sous 1 à 3 semaines ;
- livraison et essayage ;
- contrôle à quelques semaines, avec ajustements éventuels ;
- renouvellement, le plus souvent au bout de 1 à 2 ans.
Sans outil, ce cycle vit dans la tête du praticien, sur des post-it ou dans un tableur. Les conséquences classiques : des paires fabriquées mais jamais livrées faute de rappel du patient, des contrôles oubliés, et surtout des renouvellements jamais proposés. Or le renouvellement de semelles est l'un des actes les plus prévisibles du métier : un fichier de 300 patients appareillés représente, en théorie, 150 à 300 renouvellements potentiels par an. En pratique, sans relance systématique, une partie significative de ces patients ne revient jamais.
Un logiciel adapté doit donc offrir :
- un statut par appareillage : en fabrication, prêt, livré, contrôlé ;
- des alertes sur les paires prêtes non livrées ;
- des relances automatiques de contrôle et de renouvellement, par SMS ou e-mail, à la date que vous définissez.
Si un éditeur ne sait pas répondre précisément à la question "comment votre outil suit-il mes semelles en cours et mes renouvellements ?", c'est un signal fort que le produit n'a pas été pensé pour la podologie.
Facturation et encaissements : ne plus rien saisir deux fois
Deuxième gros poste de la journée : l'argent. Chaque consultation se termine par un encaissement et une note d'honoraires, et chaque fin de journée par un pointage. Les enjeux d'un bon module de facturation sont simples : zéro double saisie, zéro oubli.
L'édition des notes d'honoraires et des factures
Le logiciel doit générer la note d'honoraires ou la facture en un clic depuis le rendez-vous, avec vos actes et tarifs préenregistrés : soin de pédicurie, bilan podologique, paire de semelles, contrôle. Les tarifs étant libres pour la majorité des actes de podologie, l'outil doit gérer vos propres grilles, y compris des tarifs différenciés (adulte, enfant, domicile).
Points de vigilance :
- numérotation automatique et continue des factures, exigée en comptabilité ;
- mentions obligatoires préremplies (identification du praticien, numéro SIRET, ADELI ou RPPS) ;
- factures adaptées aux demandes de prise en charge des mutuelles pour les semelles, avec le détail attendu par les complémentaires ;
- export comptable simple à transmettre à votre expert-comptable ou à votre association de gestion agréée.
Pour un comparatif détaillé des solutions sur ce poste précis, consultez notre guide du logiciel de facturation pour podologue.
La télétransmission et les feuilles de soins
Une partie de l'activité du pédicure-podologue est conventionnée, notamment les soins de pédicurie des patients diabétiques de grades 2 et 3, pris en charge par l'Assurance Maladie. Si cette patientèle représente une part notable de votre activité, la question de la télétransmission des feuilles de soins se pose.
Deux cas de figure :
- votre logiciel intègre la télétransmission (ou s'interface avec un module agréé) : vous gagnez la saisie et l'envoi des feuilles de soins papier ;
- votre logiciel ne la gère pas : vous conservez un circuit séparé pour ces actes, ce qui reste acceptable si leur volume est faible.
Interrogez l'éditeur sur ce point précis avant de signer, et vérifiez les éventuels frais annexes (lecteur de carte, module complémentaire).
Le suivi des règlements et le pointage de caisse
Enfin, l'outil doit tracer chaque règlement avec son mode (carte, espèces, chèque, virement) et produire un journal de caisse quotidien. Le pointage du soir passe alors de 15 à 20 minutes de rapprochement manuel à une simple vérification de 2 à 3 minutes. Sur une année, ce seul point représente des dizaines d'heures.
Relances et impayés : l'automatisation qui rapporte le plus
Les impayés en cabinet de podologie sont rarement massifs, mais ils existent : un patient parti sans régler, un chèque jamais reçu, une facture de semelles en attente d'un remboursement de mutuelle qui traîne. Le problème n'est pas tant leur montant unitaire que le coût de leur suivi : relancer demande de se souvenir, de retrouver la facture, d'écrire, de rappeler.
Un bon outil de gestion cabinet podologie transforme ce suivi en processus automatique :
- chaque facture a un statut clair : réglée, en attente, en retard ;
- une première relance courtoise part automatiquement par e-mail après un délai que vous définissez, par exemple 15 jours ;
- une deuxième relance suit à 30 jours, et le logiciel vous signale les dossiers qui nécessitent une action personnelle ;
- vous gardez la main : possibilité d'exclure un patient des relances, de personnaliser les messages, de suspendre un dossier.
L'ordre de grandeur à retenir : si votre cabinet facture 80 000 euros par an et que 1 à 2 % des factures partent en retard de paiement, ce sont 800 à 1 600 euros qui dorment en permanence. Une mécanique de relance systématique en récupère l'essentiel sans conflit, parce que la relance automatique, neutre et régulière, est mieux vécue qu'un rappel téléphonique gêné des deux côtés. C'est l'une des fonctions que Komper automatise de bout en bout : facturation, suivi des statuts et relances d'impayés progressives, avec un tableau des sommes en attente toujours à jour.
Les mêmes mécanismes de relance servent d'ailleurs un objectif plus positif : rappeler aux patients leurs échéances de suivi (contrôle de semelles, soin de pédicurie récurrent), ce qui lisse votre planning et fidélise la patientèle.
Statistiques d'activité : piloter le cabinet plutôt que le subir
Beaucoup de praticiens découvrent leur activité une fois par an, au moment de la déclaration. C'est trop tard pour agir. Un logiciel de gestion doit vous donner en continu les quelques chiffres qui comptent :
- chiffre d'affaires mensuel, comparé au mois précédent et au même mois de l'année passée ;
- répartition par type d'acte : pédicurie, bilans, semelles, contrôles ;
- taux de remplissage de l'agenda et taux de rendez-vous non honorés ;
- nombre de nouveaux patients par mois et canal d'arrivée (bouche-à-oreille, internet, prescripteurs) ;
- encours d'impayés et délai moyen de règlement ;
- renouvellements de semelles à venir sur les prochains mois.
Ces indicateurs répondent à des questions très concrètes. Faut-il ouvrir un créneau le samedi matin ? Regardez votre taux de remplissage et vos demandes non satisfaites. L'activité semelles progresse-t-elle ? Comparez sa part dans le chiffre d'affaires sur douze mois. Une campagne locale a-t-elle fonctionné ? Suivez les nouveaux patients du mois.
Le critère de choix ici n'est pas la quantité de graphiques, mais leur lisibilité : un tableau de bord qui se lit en 30 secondes chaque lundi matin vaut mieux qu'un module de reporting complet que vous n'ouvrirez jamais.
Communication patient et réputation en ligne
La gestion d'un cabinet ne s'arrête pas à sa porte. Deux sujets méritent d'être couverts par votre outil.
Les messages aux patients
Au-delà des rappels de rendez-vous, le logiciel doit pouvoir envoyer des messages ponctuels : fermeture exceptionnelle du cabinet, congés, arrivée d'un remplaçant, consignes avant un bilan. L'envoi groupé à une sélection de patients (par exemple tous ceux qui ont rendez-vous la semaine de vos congés) évite des dizaines d'appels.
Les avis Google
Pour un cabinet libéral, la fiche Google est souvent la première vitrine : c'est elle qui apparaît quand un habitant cherche "podologue" suivi du nom de sa ville. Le nombre et la fraîcheur des avis pèsent directement sur cette visibilité locale. Le levier le plus efficace et le plus honnête consiste simplement à demander : un message envoyé après la consultation, avec le lien direct vers votre fiche, transforme une partie des patients satisfaits en avis publics.
Certains logiciels, dont Komper, automatisent cette demande d'avis Google après le rendez-vous. Deux règles de déontologie à respecter, quel que soit l'outil : ne jamais rédiger ou acheter de faux avis, et rester dans le cadre des règles de communication fixées par votre ordre professionnel, qui proscrivent la publicité comparative et les procédés commerciaux contraires à la dignité de la profession. La demande d'avis authentique adressée à un patient réel reste une pratique courante et acceptée, à condition de ne pas filtrer les patients selon leur satisfaction supposée.
Sécurité, RGPD et hébergement : les questions à poser avant de signer
Un dossier patient de podologie contient des données de santé : antécédents, pathologies, comptes rendus. Leur traitement obéit à des exigences renforcées, et c'est un critère éliminatoire dans le choix d'un logiciel.
Les questions à poser à chaque éditeur :
- Où les données sont-elles hébergées, et chez quel hébergeur ? Pour des données de santé, la réglementation française encadre strictement l'hébergement ; renseignez-vous sur la certification "Hébergeur de Données de Santé" (HDS) auprès de l'Agence du Numérique en Santé (ANS), qui publie la liste des hébergeurs certifiés.
- L'éditeur propose-t-il un contrat de sous-traitance RGPD conforme, précisant les rôles et responsabilités ? La CNIL publie des guides pratiques pour les professionnels de santé libéraux, qui restent la référence à consulter.
- Les données sont-elles chiffrées, les accès tracés, les sauvegardes régulières et testées ?
- Que se passe-t-il si vous quittez la solution ? La portabilité de vos données (export complet des dossiers patients et de la facturation dans un format exploitable) doit être garantie contractuellement.
Un point de bon sens pour finir : le tableur Excel partagé ou l'agenda grand public gratuit ne sont pas des solutions adaptées pour des données de santé, ni sur le plan de la sécurité ni sur le plan réglementaire. Le coût d'un logiciel professionnel est aussi le prix de cette conformité.
Combien coûte un logiciel de gestion de cabinet de podologie ?
Les tarifs constatés sur le marché des logiciels pour praticiens libéraux se répartissent en trois grandes familles. Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur observés, à vérifier sur les sites officiels des éditeurs, les grilles évoluant régulièrement.
| Famille de solution | Tarif mensuel constaté | Ce qui est couvert | Limites fréquentes |
|---|---|---|---|
| Agenda et prise de RDV seuls (type plateforme de réservation) | 30 à 80 euros | Agenda en ligne, rappels, visibilité sur la plateforme | Pas de facturation ni de dossier clinique complet, dépendance à la plateforme |
| Logiciel métier podologie historique (souvent installé au cabinet) | 40 à 100 euros, parfois licence à l'achat | Dossier podologique, facturation, télétransmission | Interfaces datées, prise de RDV en ligne en option, mobilité limitée |
| Solution de gestion tout-en-un en ligne (type Komper) | 30 à 130 euros selon les modules | Agenda, rappels, dossier patient, facturation, relances, statistiques | Télétransmission à vérifier selon les éditeurs |
À ces abonnements peuvent s'ajouter des coûts annexes : SMS facturés à l'unité, frais de mise en service, modules optionnels, commissions sur les paiements en ligne. Le bon réflexe est de calculer un coût complet annuel pour votre usage réel : abonnement, volume de SMS estimé (comptez 2 messages par rendez-vous), options nécessaires.
Mettez ce coût en face du temps gagné. Si l'outil vous économise ne serait-ce que 3 heures d'administratif par semaine et évite quelques rendez-vous non honorés par mois, l'abonnement est couvert plusieurs fois. Nous détaillons ce calcul poste par poste dans notre article sur le prix d'un logiciel pour podologue.
Check-list : évaluer un logiciel en 15 points
Utilisez cette grille lors de vos démonstrations. Un "non" sur un point majeur pour votre pratique doit peser lourd dans la décision.
| Critère | Indispensable ou selon pratique | À vérifier en démo |
|---|---|---|
| Prise de rendez-vous en ligne avec motifs et durées différenciés | Indispensable | Créer 3 motifs avec des durées différentes |
| Rappels SMS et e-mail automatiques | Indispensable | Coût des SMS, personnalisation des messages |
| Liste d'attente sur créneaux libérés | Selon pratique | Scénario d'annulation en direct |
| Dossier patient avec historique complet | Indispensable | Retrouver un patient et son historique en moins de 10 secondes |
| Trames de bilans et comptes rendus podologiques | Indispensable | Rédiger un bilan type pendant la démo |
| Suivi du cycle des semelles (fabrication, livraison, contrôle) | Indispensable | Statuts et alertes sur une paire en cours |
| Relances de renouvellement de semelles | Indispensable | Programmer une relance à 12 mois |
| Facturation avec actes et tarifs personnalisés | Indispensable | Éditer une note d'honoraires en un clic |
| Factures adaptées aux mutuelles pour les semelles | Indispensable | Exemple de facture avec détail attendu |
| Télétransmission des feuilles de soins | Selon pratique | Intégrée, interfacée ou absente, et à quel coût |
| Relances d'impayés automatiques | Indispensable | Paramétrer un scénario à 15 et 30 jours |
| Tableau de bord d'activité | Indispensable | Lire le CA du mois et le taux de remplissage |
| Demande d'avis Google après consultation | Selon pratique | Message type et déclenchement |
| Hébergement des données de santé et conformité RGPD | Indispensable | Hébergeur, certification, contrat de sous-traitance |
| Export et portabilité des données | Indispensable | Format et périmètre de l'export en cas de départ |
Les erreurs classiques au moment de choisir
Quelques pièges reviennent systématiquement dans les retours de praticiens.
- Choisir sur la seule prise de rendez-vous. C'est la fonction la plus visible, mais la facturation, les relances et le suivi des semelles pèsent au moins autant dans le temps gagné au quotidien.
- Sous-estimer la migration. Récupérer votre base patients existante (depuis un ancien logiciel, un tableur ou une plateforme de rendez-vous) doit être discuté avant la signature : qui fait quoi, en combien de temps, pour quel coût.
- Ignorer la mobilité. Si vous faites des visites à domicile ou intervenez en EHPAD, l'accès au dossier et à la facturation depuis un smartphone ou une tablette n'est pas un confort, c'est une nécessité.
- Ne pas tester en conditions réelles. Une démonstration commerciale ne remplace pas un essai : la plupart des solutions en ligne proposent une période d'essai gratuite de 14 à 30 jours. Utilisez-la avec de vrais scénarios de votre semaine.
- Négliger le support. Posez une question au support pendant votre essai et mesurez le délai et la qualité de la réponse. Le jour où la facturation bloque un vendredi à 18 h, ce critère devient le premier de tous.
FAQ
Quel est le meilleur logiciel de gestion pour un cabinet de podologie ?
Il n'existe pas de meilleur logiciel dans l'absolu, mais un meilleur logiciel pour votre pratique. Un cabinet orienté semelles orthopédiques privilégiera le suivi des appareillages et les relances de renouvellement, un cabinet orienté pédicurie privilégiera les rendez-vous récurrents et la télétransmission. Évaluez les solutions sur votre journée type avec la check-list en 15 points de ce guide, et testez au moins deux outils en conditions réelles avant de décider.
Combien coûte un logiciel de gestion de cabinet de podologie ?
Les tarifs constatés vont d'environ 30 euros par mois pour un agenda en ligne seul à 100 ou 130 euros par mois pour une solution complète avec facturation, relances et statistiques. Ajoutez les éventuels coûts de SMS et de modules optionnels pour obtenir un coût complet annuel. Ces montants restent à vérifier sur les sites officiels des éditeurs.
Un podologue est-il obligé d'utiliser un logiciel de gestion ?
Non, aucun texte n'impose un logiciel de gestion en tant que tel. En revanche, vos obligations existent quel que soit l'outil : facturation conforme, comptabilité tenue, et traitement des données de santé respectant le RGPD et les règles d'hébergement applicables. Un logiciel professionnel est simplement le moyen le plus sûr et le plus rapide de tenir ces obligations, par rapport au papier ou au tableur.
Un logiciel de gestion peut-il gérer le suivi des semelles orthopédiques ?
Oui, à condition qu'il ait été conçu pour la podologie ou qu'il propose un suivi d'appareillage paramétrable. Les fonctions à exiger : un statut par paire (en fabrication, prête, livrée, contrôlée), des alertes sur les paires non livrées, et des relances automatiques de contrôle et de renouvellement. C'est le critère qui distingue le mieux un outil métier d'un agenda médical générique.
Comment réduire les rendez-vous non honorés en podologie ?
Trois leviers cumulables : des rappels automatiques par SMS ou e-mail 24 à 48 heures avant la consultation, une confirmation demandée au patient directement dans le message, et une liste d'attente qui recase immédiatement les créneaux annulés. Ces trois mécanismes réduisent nettement les créneaux perdus sans aucun appel téléphonique de votre part.
Les données de mes patients sont-elles en sécurité dans un logiciel en ligne ?
Elles peuvent l'être davantage que sur un ordinateur de cabinet, à condition de choisir un éditeur sérieux : hébergement adapté aux données de santé (renseignez-vous sur la certification HDS auprès de l'ANS), chiffrement, sauvegardes, contrat de sous-traitance RGPD. La CNIL publie des recommandations pratiques pour les professionnels de santé libéraux, qui constituent la référence pour vérifier la conformité d'une solution.
Conclusion : partez de votre journée, pas des fiches produits
Le bon logiciel de gestion de cabinet de podologie est celui qui fait disparaître les tâches répétitives de votre journée type : les rendez-vous se prennent et se confirment seuls, les factures s'éditent en un clic, les impayés se relancent sans y penser, les renouvellements de semelles reviennent au bon moment, et un tableau de bord vous dit chaque lundi où en est le cabinet. Évaluez chaque solution sur ces situations concrètes, avec la check-list de ce guide, pendant une vraie période d'essai.
Komper a été conçu sur cette logique pour les praticiens libéraux : agenda et rappels de rendez-vous automatiques, dossier patient, facturation avec relances d'impayés, demandes d'avis Google et assistant de rédaction des comptes rendus, dans un outil unique pensé pour être pris en main sans compétence technique. Si vous souhaitez voir ce que cela donne sur votre propre journée type, vous pouvez découvrir Komper et le tester gratuitement sur votre prochaine semaine de consultations.