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Podologie27 juillet 202514 min de lecture

Logiciel podologue gratuit : vraie ou fausse bonne idée ?

Logiciel podologue gratuit : inventaire honnête des solutions, leurs limites RGPD et facturation, et le seuil chiffré où le gratuit coûte cher.

Un logiciel podologue gratuit existe, mais sous des formes limitées : tableurs comme Excel ou Google Sheets, agendas génériques, versions d'essai de logiciels métier ou offres freemium bridées. Ces solutions peuvent dépanner au tout début d'une activité, à condition d'accepter des limites sérieuses sur la protection des données de santé, les sauvegardes, la facturation conforme et la télétransmission. Au-delà d'une trentaine de patients par semaine environ, le temps perdu chaque semaine en saisies manuelles et en relances finit par coûter plus cher qu'un abonnement à un logiciel métier. Cet article passe en revue, sans langue de bois, ce que valent réellement les options gratuites, leurs risques concrets et le seuil chiffré à partir duquel elles deviennent une fausse économie.

Vous trouverez dans ce guide : l'inventaire complet des solutions gratuites disponibles pour un cabinet de podologie, leurs limites réglementaires et pratiques, un calcul détaillé du coût réel du gratuit en heures perdues, un tableau comparatif, les situations où le gratuit reste défendable, et une méthode pour migrer sans douleur le jour où vous changez d'outil.

Ce que recouvre vraiment le mot "gratuit"

Avant de comparer, il faut distinguer quatre familles de solutions qui se cachent derrière la recherche "logiciel podologue gratuit". Elles n'ont ni les mêmes usages, ni les mêmes risques.

Les outils bureautiques détournés

C'est la voie la plus fréquente chez les praticiens qui s'installent : un fichier Excel ou Google Sheets pour les patients, un agenda papier ou Google Agenda pour les rendez-vous, un modèle Word pour les factures. Rien n'a été conçu pour un cabinet de podologie, mais tout est déjà installé sur l'ordinateur.

Les outils génériques gratuits

Notion, Trello, Airtable en version gratuite, ou des logiciels de facturation généralistes avec une offre sans frais. Ils sont plus structurés qu'un tableur, mais restent pensés pour des équipes projet ou des artisans, pas pour des données de santé ni pour les spécificités d'un pédicure-podologue (cotations, prise en charge partielle, semelles orthopédiques).

Les versions d'essai de logiciels métier

La plupart des éditeurs de logiciels pour podologues proposent 14 à 30 jours d'essai gratuit. C'est du vrai logiciel métier, mais par définition temporaire : au bout de la période, il faut payer ou exporter ses données et repartir de zéro.

Les offres freemium

Certains éditeurs proposent une version gratuite permanente, limitée en nombre de patients, de rendez-vous ou de fonctionnalités (pas de rappels SMS, pas de facturation, pas de statistiques). Le modèle économique est clair : la version gratuite sert de produit d'appel vers l'abonnement.

Aucune de ces familles n'est malhonnête en soi. Le problème n'est pas le gratuit, c'est de croire qu'il couvre les mêmes besoins qu'un logiciel métier alors qu'il en couvre une fraction.

Excel et Google Sheets pour gérer un cabinet de podologie : l'inventaire honnête

Le tableur est l'outil gratuit le plus utilisé pour la gestion de cabinet. Regardons ce qu'il fait bien et ce qu'il ne fera jamais.

Ce qu'un tableur fait correctement

  • Une liste de patients avec nom, téléphone, date de dernière visite : simple et lisible.
  • Un suivi de chiffre d'affaires mensuel avec quelques formules de somme.
  • Un stock de consommables (fraises, pansements, résines pour orthoplasties).
  • Un export facile vers votre comptable au format CSV.

Pour un praticien très organisé, avec un volume faible et une discipline de saisie irréprochable, un tableur bien construit tient quelques mois. C'est la réalité, et il serait malhonnête de prétendre le contraire.

Ce qu'un tableur ne fera jamais

  • Le dossier patient structuré : antécédents, bilans podologiques, photos de lésions, historique des semelles avec corrections apportées. Dans Excel, tout finit dans une colonne "commentaires" illisible après six mois. Sur ce sujet, notre guide du dossier patient pour podologue détaille ce qu'un dossier bien tenu doit contenir.
  • Les rappels de rendez-vous automatiques : chaque rappel est un SMS envoyé à la main depuis votre téléphone personnel, ou n'est pas envoyé du tout. Or les rendez-vous non honorés représentent un manque à gagner direct pour tout cabinet.
  • La facturation conforme : un modèle Word ne gère ni la numérotation séquentielle obligatoire, ni les mentions légales à jour, ni le suivi des impayés.
  • La sécurité des données de santé : un fichier Excel sur un ordinateur portable, sans chiffrement ni contrôle d'accès, n'offre aucune des garanties attendues pour des données de santé. Nous y revenons en détail plus bas.
  • La télétransmission : les actes de pédicurie remboursables (patients diabétiques notamment) nécessitent une solution de télétransmission agréée, ce qu'aucun tableur ne fournira jamais. Le sujet est traité dans notre article dédié à la télétransmission pour podologue.

L'exemple concret d'une journée type

Prenez une journée à 12 patients, cas courant pour un pédicure-podologue installé. Avec un tableur et un agenda papier :

  • Saisie ou mise à jour de 12 lignes patient : environ 3 minutes par patient, soit 36 minutes.
  • Rédaction de 12 factures sous Word, avec numérotation manuelle : environ 4 minutes par facture, soit 48 minutes.
  • Confirmation des rendez-vous du lendemain par SMS manuels : 15 à 20 minutes.
  • Pointage des encaissements en fin de journée : 10 à 15 minutes.

Soit près de deux heures de tâches administratives quotidiennes, dont une large part serait automatisée par un logiciel métier. Ce chiffre est le point de départ du calcul de seuil que nous ferons plus loin.

RGPD et données de santé : le vrai point dur du gratuit

C'est ici que le "gratuit" cesse d'être une question de confort pour devenir une question de responsabilité professionnelle.

Vos fichiers patients sont des données de santé

Un fichier qui associe l'identité d'une personne à des informations sur son état de santé (diabète, pathologies unguéales, traitements en cours) relève de la catégorie des données de santé au sens du RGPD. Cette catégorie bénéficie d'une protection renforcée, et le praticien libéral en est le responsable de traitement. Autrement dit : en cas de fuite ou de perte, c'est vous qui répondez, pas votre outil.

Concrètement, cela implique notamment :

  • de limiter l'accès aux données aux seules personnes habilitées ;
  • de sécuriser le stockage (chiffrement, mots de passe robustes, postes verrouillés) ;
  • de savoir où les données sont hébergées et par qui ;
  • d'être en mesure de répondre à une demande d'accès ou d'effacement d'un patient ;
  • de tenir un registre des traitements, même simplifié pour un cabinet individuel.

La CNIL publie des guides pratiques destinés aux professionnels de santé libéraux : c'est la source de référence à consulter, avec les recommandations de l'Agence du Numérique en Santé (ANS) sur l'hébergement des données de santé.

Où le tableur et les outils génériques échouent

  • Excel sur un poste local : aucun chiffrement par défaut, aucun contrôle d'accès granulaire, aucune traçabilité. Si l'ordinateur portable est volé dans votre voiture entre deux visites à domicile, l'intégralité de votre patientèle part avec.
  • Google Sheets, Notion, Trello en version gratuite : les données partent sur des serveurs qui ne sont pas conçus pour héberger des données de santé au sens de la réglementation française. Les conditions d'utilisation grand public de ces services ne constituent pas un cadre adapté à un fichier patient.
  • Le partage par e-mail ou WhatsApp : envoyer une photo de lésion ou un bilan par messagerie personnelle multiplie les copies non maîtrisées des données.

Le point important est celui-ci : le risque n'est pas théorique. Un vol d'ordinateur, un compte piraté ou un patient mécontent qui exerce ses droits suffisent à transformer une économie de 30 à 80 euros par mois en problème sérieux, avec des sanctions possibles et surtout une perte de confiance de la patientèle.

Ce qu'il faut exiger d'un outil, gratuit ou payant

  • Hébergement des données de santé dans un cadre conforme aux exigences françaises (renseignez-vous sur la certification HDS de l'hébergeur utilisé par l'éditeur).
  • Chiffrement des données en transit et au repos.
  • Authentification solide et gestion des accès.
  • Engagement contractuel de l'éditeur sur le RGPD (contrat de sous-traitance).
  • Possibilité d'exporter et de supprimer les données à tout moment.

Un outil gratuit qui coche ces cases est rare. Un tableur ne les cochera jamais seul.

Sauvegardes et pérennité : le risque silencieux

Le deuxième point faible du gratuit ne se voit pas tant que tout va bien.

Le scénario du fichier perdu

Un disque dur qui lâche, un fichier écrasé par une mauvaise manipulation, une synchronisation cloud qui tourne mal : les praticiens qui gèrent leur cabinet sur tableur depuis des années ont presque tous une histoire de frayeur à raconter. Reconstituer trois ans d'historique patient, de factures et de suivi de semelles est simplement impossible.

Avec un tableur, la sauvegarde repose entièrement sur votre discipline personnelle :

  • copie régulière sur un disque externe (que l'on oublie au bout de trois semaines) ;
  • versionnage manuel de fichiers ("patients_v2_final_OK.xlsx") ;
  • aucune restauration possible à une date précise.

Un logiciel métier sérieux effectue des sauvegardes automatiques quotidiennes, répliquées sur plusieurs sites, avec une restauration possible. Vous n'y pensez plus, et c'est exactement l'objectif.

La pérennité des outils gratuits

Autre risque rarement anticipé : la disparition ou la transformation de l'outil lui-même. Les offres gratuites sont les premières sacrifiées quand un éditeur revoit son modèle économique. Une version freemium peut être supprimée, plafonnée davantage ou rendue payante avec un préavis court. Vous ne payez rien, vous n'avez donc aucun engagement de service en face.

Question à se poser avant d'adopter un outil gratuit : "Si ce service ferme dans six mois, combien de temps me faudra-t-il pour tout récupérer et tout ressaisir ailleurs ?" Si la réponse dépasse quelques heures, le gratuit a déjà un coût caché.

Facturation et obligations du praticien : ce que le gratuit ne couvre pas

Un pédicure-podologue libéral facture des actes, encaisse, déclare. Chaque maillon a ses exigences.

Les factures et notes d'honoraires

Vos factures doivent comporter des mentions obligatoires et suivre une numérotation continue. Un modèle Word rend les erreurs de numérotation quasi inévitables sur la durée, et chaque facture oubliée ou dupliquée complique la comptabilité. Les logiciels de facturation généralistes gratuits gèrent la numérotation, mais ignorent les spécificités du soin : distinction entre actes remboursables et non remboursables, devis pour semelles orthopédiques, acomptes sur appareillages.

Le suivi des impayés

Sur tableur, le suivi des impayés se résume souvent à une colonne "payé : oui/non" que personne ne filtre jamais. Résultat classique : quelques dizaines d'euros par-ci par-là qui, cumulés sur une année, représentent l'équivalent de plusieurs journées de travail non payées. Un logiciel métier repère les factures en attente et permet des relances systématiques. C'est l'un des points où un outil comme Komper se rentabilise vite : la facturation est générée depuis le rendez-vous, et les relances d'impayés partent sans que vous ayez à y penser.

La télétransmission des actes remboursables

Pour les soins de pédicurie pris en charge (patients diabétiques de grades 2 et 3 notamment), la télétransmission des feuilles de soins électroniques passe par des solutions agréées. Aucun outil gratuit généraliste ne le permet. Si votre patientèle comporte une part significative de patients diabétiques, ce seul critère élimine le tableur et la plupart des freemiums.

La comptabilité et l'URSSAF

Votre livre des recettes doit être tenu au jour le jour. Un logiciel qui enregistre chaque encaissement au fil de l'eau produit ce livre automatiquement ; un tableur repose là encore sur votre régularité. Pour les obligations déclaratives, référez-vous aux informations officielles de l'URSSAF et aux recommandations de votre association de gestion agréée ou de votre expert-comptable.

Le seuil chiffré : quand le gratuit coûte plus cher qu'un abonnement

Venons-en au calcul qui manque dans la plupart des comparatifs. Le gratuit n'est pas gratuit : il se paie en temps. La question est de savoir à partir de quel volume d'activité ce temps dépasse le prix d'un abonnement.

Les hypothèses du calcul

Restons prudents et prenons des ordres de grandeur bas :

  • Valeur d'une heure de consultation d'un pédicure-podologue : entre 60 et 90 euros de chiffre d'affaires selon les actes (soins courants autour de 30 à 40 euros la demi-heure, bilans et semelles davantage). Retenons 60 euros par heure, hypothèse basse.
  • Abonnement d'un logiciel métier : tarifs constatés entre 30 et 90 euros par mois selon les éditeurs et les options, à vérifier sur les sites officiels. Retenons 60 euros par mois pour le calcul.
  • Surcoût administratif du gratuit par patient : saisie manuelle, facture Word, rappel SMS manuel, pointage. En cumulant, comptez prudemment 5 à 7 minutes de plus par patient qu'avec un logiciel qui automatise ces étapes. Retenons 6 minutes.

Le calcul

Avec 6 minutes de surcoût administratif par patient, 10 patients par semaine représentent 1 heure perdue par semaine, soit environ 4 heures par mois.

Le seuil d'équivalence est atteint quand le temps perdu vaut le prix de l'abonnement :

  • 60 euros d'abonnement mensuel ÷ 60 euros de valeur horaire = 1 heure par mois.
  • 1 heure par mois ÷ 6 minutes par patient = 10 patients par mois, soit 2 à 3 patients par semaine.

Autrement dit, avec les hypothèses les plus prudentes, le gratuit devient plus cher qu'un abonnement dès 2 à 3 patients par semaine si l'on valorise votre temps au tarif de consultation. Même en considérant que le temps administratif se fait le soir, "hors temps facturable", et en divisant la valeur du temps par trois, le seuil reste autour de 8 à 10 patients par semaine. Un cabinet en vitesse de croisière en reçoit 40 à 80.

Ce que le calcul n'inclut même pas

Ce seuil ne compte que le temps de saisie. Il ignore :

  • les rendez-vous non honorés : sans rappel automatique, il suffit d'un ou deux lapins évités par mois grâce aux rappels SMS pour couvrir l'abonnement à lui seul (un créneau de 30 minutes perdu représente 30 à 40 euros). Le fonctionnement et le retour sur investissement des rappels sont détaillés dans notre article sur les rappels SMS pour podologue ;
  • les impayés non relancés, souvent plusieurs centaines d'euros par an ;
  • le risque RGPD et le risque de perte de données, difficiles à chiffrer mais potentiellement bien supérieurs à tout le reste ;
  • la charge mentale : finir chaque journée par 45 minutes de paperasse use, et cela ne se met pas en formule.

Le récapitulatif en tableau

Volume d'activité Temps admin perdu avec le gratuit (estimation) Coût en valeur horaire (60 €/h) Abonnement métier (ordre de grandeur) Verdict
Moins de 5 patients/semaine (démarrage) 30 min à 1 h/semaine 120 à 240 €/mois de temps, souvent non facturable 30 à 90 €/mois Gratuit défendable temporairement
10 à 20 patients/semaine 1 à 2 h/semaine 240 à 480 €/mois 30 à 90 €/mois Le gratuit coûte déjà plus cher
30 à 50 patients/semaine 3 à 5 h/semaine 720 à 1 200 €/mois 30 à 90 €/mois Le gratuit est une fausse économie manifeste
Plus de 50 patients/semaine 5 h et plus/semaine Plus de 1 200 €/mois 30 à 90 €/mois Le gratuit n'est plus une option sérieuse

Les montants sont des ordres de grandeur destinés à raisonner, pas des promesses : ajustez-les avec vos propres tarifs et votre propre chronométrage sur une semaine type.

Les cas où le gratuit reste défendable

L'honnêteté impose de le dire : il existe des situations où démarrer avec des outils gratuits est un choix rationnel.

L'installation, les trois premiers mois

Quand vous ouvrez votre cabinet, la patientèle se construit lentement et chaque euro compte. Un tableur propre, un agenda rigoureux et des factures soignées peuvent tenir le temps que l'activité décolle, à trois conditions :

  • ne stocker aucune donnée clinique sensible dans des outils grand public non prévus pour cela ;
  • mettre en place une sauvegarde chiffrée dès le premier jour ;
  • se fixer une date de bascule à l'avance (par exemple : "au 30e patient actif, je passe sur un logiciel métier").

L'activité très réduite ou le remplacement

Un praticien qui exerce un jour par semaine, ou un remplaçant qui travaille sur le logiciel du titulaire, n'a pas les mêmes besoins qu'un cabinet à temps plein. Le calcul de seuil reste valable, mais le point de bascule arrive plus tard.

Les versions d'essai, à utiliser intelligemment

Les 14 ou 30 jours d'essai gratuits des logiciels métier ne sont pas un mode de gestion durable, mais un excellent outil de décision. Conseil concret : testez deux ou trois solutions en parallèle sur une même semaine réelle d'activité, avec vos vrais rendez-vous saisis en double. Chronométrez. La différence de fluidité entre les interfaces se voit en trois jours.

Ce qui ne sera jamais défendable

Même au démarrage, deux pratiques sont à exclure d'emblée :

  • stocker des dossiers patients détaillés (pathologies, photos, comptes rendus) dans des outils grand public gratuits hébergés hors de tout cadre adapté aux données de santé ;
  • facturer sans numérotation continue ni mentions obligatoires.

Le gratuit peut être un sas d'entrée. Il ne doit jamais être un angle mort réglementaire.

Logiciel podologue pas cher : la vraie question n'est pas gratuit ou payant

La recherche "logiciel podologue gratuit" cache souvent une autre question, plus juste : comment ne pas surpayer un outil de gestion ? Voici les critères qui comptent réellement.

Les fonctionnalités qui font gagner du temps chaque jour

Classez les fonctionnalités en deux catégories : celles qui vous font gagner du temps tous les jours, et les gadgets. Dans la première catégorie, pour un cabinet de podologie :

  • agenda en ligne avec prise de rendez-vous et rappels automatiques par SMS ou e-mail ;
  • dossier patient structuré, avec photos et historique des appareillages ;
  • facturation générée depuis le rendez-vous, suivi des règlements et relances d'impayés ;
  • sauvegarde automatique et hébergement adapté aux données de santé ;
  • télétransmission si votre patientèle le justifie.

Certains outils ajoutent des briques qui changent le quotidien sans alourdir le prix de façon déraisonnable : c'est le cas des demandes d'avis Google automatisées après consultation (précieuses pour la visibilité locale d'un cabinet) ou d'un assistant qui rédige les comptes rendus à partir d'une dictée. Komper, par exemple, intègre ces deux fonctions en plus du socle agenda, dossier patient et facturation, ce qui évite d'empiler trois abonnements distincts.

Le vrai comparatif de coût

Comparez toujours le coût complet mensuel, pas le prix d'appel :

  • prix de l'abonnement de base ;
  • coût des SMS de rappel (inclus ou facturés à l'unité) ;
  • modules additionnels (télétransmission, prise de rendez-vous en ligne, statistiques) ;
  • frais d'installation ou de formation ;
  • engagement de durée et conditions de sortie (export des données inclus ou payant).

Deux logiciels affichés à 40 et 70 euros par mois peuvent s'inverser une fois les SMS et modules comptés. Les tarifs évoluent régulièrement : considérez toute grille de prix comme des tarifs constatés, à vérifier sur le site officiel de chaque éditeur.

La check-list avant de signer

  • L'éditeur héberge-t-il les données dans un cadre conforme pour des données de santé ?
  • Puis-je exporter toutes mes données (patients, factures, historique) dans un format lisible ?
  • Les sauvegardes sont-elles automatiques et documentées ?
  • Le support répond-il en français, dans des délais raisonnables ?
  • Puis-je tester gratuitement sur mes vrais cas avant de m'engager ?
  • Le contrat prévoit-il la suppression de mes données à la résiliation ?

Si un éditeur, gratuit ou payant, ne répond pas clairement à ces six questions, passez votre chemin.

Migrer du gratuit vers un logiciel métier sans douleur

Le dernier frein au changement est souvent la peur de la migration. Elle se gère bien avec un peu de méthode.

Étape 1 : nettoyer avant de migrer

Profitez de la migration pour purger votre tableur : doublons, patients partis depuis des années, numéros de téléphone obsolètes. Une base propre de 400 patients actifs vaut mieux qu'un export brut de 900 lignes.

Étape 2 : importer par lots et vérifier

La plupart des logiciels métier acceptent un import CSV des fiches patients. Faites un premier import de 20 fiches, vérifiez champ par champ (accents, dates de naissance, téléphones), puis importez le reste. Comptez une demi-journée pour une base de quelques centaines de patients, en incluant les vérifications.

Étape 3 : basculer l'agenda à date fixe

Choisissez une date de bascule (un lundi, idéalement en période creuse), saisissez les rendez-vous déjà pris dans le nouvel agenda, et cessez toute prise de rendez-vous sur l'ancien support à partir de cette date. La double saisie prolongée est la cause numéro un des migrations ratées.

Étape 4 : garder l'ancien système en lecture seule

Conservez votre tableur en archive chiffrée pendant la durée de conservation applicable aux dossiers, sans plus jamais y écrire. L'historique clinique détaillé des patients actifs peut être ressaisi progressivement, au fil de leurs prochaines consultations, plutôt qu'en une seule fois.

Au total, un praticien organisé migre en une à deux semaines de transition, pour une demi-journée à une journée de travail effectif. C'est le prix d'entrée réel du passage au logiciel métier, et il ne se paie qu'une fois.

FAQ

Existe-t-il un logiciel podologue totalement gratuit ?

Il n'existe pas de logiciel métier complet pour podologue qui soit durablement gratuit. Les options réellement gratuites sont des tableurs, des outils génériques ou des versions freemium limitées en patients et en fonctionnalités. Les versions d'essai gratuites de 14 à 30 jours permettent en revanche de tester un vrai logiciel métier avant de payer.

Puis-je gérer mes patients sur Excel en respectant le RGPD ?

C'est très difficile en pratique. Un fichier patient contient des données de santé, qui exigent chiffrement, contrôle d'accès, traçabilité et hébergement adapté. Excel n'offre rien de tout cela par défaut, et la responsabilité repose entièrement sur vous en tant que responsable de traitement. La CNIL publie des guides pour les professionnels de santé libéraux : consultez-les avant de choisir cette voie.

À partir de combien de patients un logiciel payant devient-il rentable ?

Avec des hypothèses prudentes (6 minutes de tâches administratives économisées par patient, une heure de consultation valorisée 60 euros, un abonnement autour de 60 euros par mois), le point d'équilibre se situe entre 2 et 10 patients par semaine selon la façon dont vous valorisez votre temps. Tout cabinet en activité régulière dépasse largement ce seuil.

Combien coûte un logiciel pour pédicure-podologue ?

Les tarifs constatés se situent généralement entre 30 et 90 euros par mois selon les éditeurs, les modules (télétransmission, SMS, prise de rendez-vous en ligne) et l'engagement. Ces prix évoluent : vérifiez toujours sur le site officiel de chaque éditeur et comparez le coût complet, SMS et options inclus.

Google Agenda suffit-il pour les rendez-vous d'un cabinet ?

Google Agenda gère correctement les créneaux, mais il n'envoie pas de rappels SMS à vos patients, ne se relie pas à un dossier patient ni à la facturation, et son cadre d'utilisation grand public n'est pas prévu pour des informations de santé. Il peut dépanner au démarrage si les intitulés de rendez-vous restent neutres, sans aucune mention médicale.

Que risque-t-on à utiliser un outil gratuit non conforme ?

Trois risques principaux : la perte définitive de données en l'absence de sauvegarde sérieuse, des sanctions possibles en cas de manquement à la protection des données de santé, et un préjudice de réputation auprès de votre patientèle en cas d'incident. Le risque financier et professionnel dépasse très vite l'économie réalisée sur l'abonnement.

Conclusion : le gratuit est un point de départ, pas une stratégie

Le logiciel podologue gratuit est une vraie bonne idée pendant quelques semaines et une fausse bonne idée au-delà. Les tableurs et outils génériques rendent service au démarrage, mais ils ne protègent ni vos données, ni votre temps, ni votre conformité. Le calcul est têtu : dès quelques patients par semaine, les heures perdues en saisies, factures manuelles et rappels artisanaux coûtent plus cher qu'un abonnement, avant même de compter les rendez-vous non honorés et les impayés jamais relancés.

La bonne démarche est simple : chronométrez votre temps administratif sur une semaine réelle, posez le calcul avec vos propres chiffres, puis testez un ou deux logiciels métier sur leur période d'essai gratuite. Si vous cherchez un point de départ, Komper couvre l'agenda avec rappels automatiques, le dossier patient, la facturation avec relances d'impayés, les demandes d'avis Google et un assistant IA qui rédige vos comptes rendus : vous pouvez le découvrir et le tester sur votre propre activité pour vérifier, chiffres en main, ce que le gratuit vous coûte vraiment.

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